GuylaineBreault
Par un participant

Le capitaine d’équipe doit veiller à ce que chacun de ses coéquipiers connaisse la maladie

Guylaine Breault nous dit pourquoi elle roule pour la SLA…

«C’est ma troisième participation au défi cycliste pour la SLA », nous confie Guylaine Breault, qui a perdu son père en 2011, décédé de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). J’ai choisi de participer pour faire partie d’un groupe qui pouvait m’aider à mieux comprendre la maladie. Après avoir vécu l’annonce du diagnostic de mon père, j’ai compris qu’il faillait poursuivre le travail de sensibilisation et amasser des fonds pour financer la recherche et les services de soutien à la communauté. »

Le fait de côtoyer d’autres gens qui connaissent bien la SLA et qui s’investissent concrètement pour changer les choses a aidé Guylaine à se sentir moins seule. De plus, en amassant des fonds, elle espère faire une différence, surtout dans les services de soutien communautaires offerts aux familles qui vivent avec la SLA. « Le gouvernement et les CLSC offrent beaucoup de services aux personnes atteintes de la SLA et à leurs familles, mais il y a encore beaucoup de besoins qui ne sont pas couverts », souligne-t-elle.

En tant que capitaine d’équipe, Guylaine attribue le succès de ses activités de financement au fait que ses coéquipiers et elle commencent tôt. La course a lieu en septembre, mais déjà en mars son équipe est à pied d’œuvre, travaillant à s’organiser et à préparer sa page de dons en ligne pour faciliter la collecte.

Selon Guylaine, le plus difficile dans les opérations de collecte de fonds est la sollicitation, mais les gens sont d’une très grande générosité, même si la SLA n’est pas une maladie très connue ni bien comprise. «Le capitaine d’équipe doit veiller à ce que chacun de ses coéquipiers connaisse la maladie. J’assure la liaison, j’encourage, je fais des suggestions et je mesure les progrès par rapport à notre objectif. Même si cela demande du travail, les mois passés à recueillir des fonds procurent beaucoup de plaisir. Enfourcher son vélo pour prendre part à une épreuve très bien rodée, qui, par ses retombées positives et l’espoir qu’elle sème chez tous ceux qui vivent avec la SLA, est une expérience bénéfique pour le corps, l’esprit et l’âme.»