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Par un bénévole

Nous sommes une petite communauté, mais cela ne nous empêche pas de faire notre part

«Ça fait huit ans que je participe à la Marche pour la SLA à Charlevoix, et pas question d’arrêter avant de trouver une cure »

« Nous sommes une petite communauté d’environ 30 000 habitants, mais je connais trois personnes qui ont eu la maladie, dont un de mes bons amis, qui a lui-même perdu sa mère l’année dernière, victime de la SLA. Imaginez ce qu’il a ressenti quand il a appris qu’il était atteint!

Gilles marche pour son ami, et au nom et en l’honneur de toutes les autres personnes qui sont ou ont été du combat. Il prépare la marche dès le mois de mars, en recrutant entre huit et neuf bénévoles pour son équipe de coordination. Le parcours de la marche est réservé longtemps à l’avance, puis la collecte de fonds commence environ deux mois avant l’événement, avec une campagne d’appels téléphoniques et de courriels auprès des donateurs pressentis.

« Ce sont essentiellement toujours les mêmes personnes qui donnent année après année, de même pour les entreprises qui commanditent l’événement, mais je dois dire que nos donateurs sont très généreux », souligne Gilles, dont l’équipe de bénévoles jouit d’un appui solide de la part des stations de radio et des journaux locaux. Gilles songe aussi à se tourner vers Internet pour collecter des fonds en fixant des objectifs de dons.

Selon Gilles, l’aspect le plus difficile de l’organisation est probablement d’aller frapper aux portes des entreprises pour solliciter des dons dans une communauté d’aussi petite taille, mais la cause en vaut la chandelle : le mot se passe et les résultats sont au rendez-vous.

« Nous sommes une petite communauté, mais cela ne nous empêche pas de faire notre part, ajoute Gilles. C’est très facile d’organiser une marche, et encore plus d’y participer. Si quelqu’un atteint de la SLA peut prendre le départ et se rendre au fil d’arrivée, la moindre des choses qu’on peut faire, c’est de marcher avec lui. L’événement est très rassembleur et n’est pas trop exigeant. De plus, ça vaut la peine de collecter des fonds pour aider à lutter contre ce fléau qu’est la SLA. »