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Par un participant

Je veux faire ceci, pour que d’autres n’aient pas à vivre l’enfer qu’a vécu mon père

POUR QUE LES AUTRES PUISSENT VIVRE

J’ai toujours cru que les vrais leaders sont des rêveurs: ils osent rêver à des choses qui semblent impossibles à réaliser, et inspirent les autres à en faire de même. Mon rêve à moi est simple: je veux aider à trouver un traitement à la SLA, cette maladie neurologique incurable dont est décédé mon père à 65 ans, alors qu’il s’apprêtait à débuter une retraite heureuse avec ma mère. C’est pourquoi j’ai décidé de m’engager à réaliser quelque chose qui me semble quasi impossible à faire aujourd’hui: bien que je ne sois pas très en forme, j’ai décidé de m’inscrire au défi Roulez pour la SLA 2013, au cours duquel je devrai parcourir 300km en vélo du 13 au 15 septembre prochain. Pendant cette fin de semaine, je me joindrai à mon oncle Daniel, ma tante Claire et 125 autres cyclistes qui partagent le même rêve que moi. Il y a surement 1000 raisons pour lesquelles je pourrais échouer, mais j’ai choisi de rester concentrée sur LA raison principale pour laquelle je veux réussir: je fais tout ceci, simplement pour que d’autres puissent vivre.

Je veux faire ceci, pour que d’autres n’aient pas à vivre l’enfer qu’a vécu mon père pendant près de deux ans, tandis que les muscles de son corps cessèrent de fonctionner les uns après les autres, de façon aléatoire, jusqu’à ce qu’il n’arrive plus à marcher, écrire, conduire sa voiture, s’habiller, manger et respirer sans aide, le rendant prisonnier de son corps… laissant seulement son cœur et son esprit intacts. Je veux faire ceci pour que d’autres puissent voir grandir leurs enfants et leurs petits enfants, jouer avec eux et les tenir dans leurs bras, comme il aimait tant le faire. Je veux faire ceci pour que d’autres puissent s’organiser des soupers en famille, s’obstiner sur la politique et les grands enjeux sociaux, faire des travaux de rénovation, écouter « Les Boys », bref, faire toutes ces petites choses de la vie que j’aimais tant faire avec mon père, et que je n’aurai plus jamais la chance de faire.

La recherche progresse, et j’ai espoir que très bientôt, la cause et un traitement efficace contre cette maladie seront trouvés. En attendant, j’ai décidé, comme le dit la phrase célèbre, de faire ma part pour « incarner le changement que je souhaite voir dans le monde ». Je vous remercie de nous aider à faire un pas de plus vers la réalisation de notre rêve!

Caroline, fille de Claude Chartier (1945-2010)

Juin 2013