Médecin depuis 33 ans, Jean-Pierre Canuel a su prescrire une dose d’espoir à de nombreux patients en les accompagnant sur le chemin de la guérison. À l’aube de la retraite, les rôles s’inversent malgré lui : il est atteint de la SLA.

Le Dr Jean-Pierre Canuel est l’une des rares personnes à avoir posé son propre diagnostic de SLA. « J’avais déjà eu deux patients dont je m’étais occupé qui avaient la SLA, dont une que j’ai accompagnée jusqu’à son dernier souffle. Quand j’ai senti que je perdais de la force musculaire, après quelques investigations, j’ai su que c’était ce que j’avais. Ma neurologue a confirmé ce que je pensais. »

Jean-Pierre Canuel et sa petite fille Justine, âgée de quelques semaines.

Jean-Pierre Canuel et sa petite fille Justine, alors âgée de quelques semaines.

Un peu moins de trois ans après  son diagnostic, Dr Canuel collecte aujourd’hui des fonds pour la recherche dans le cadre de la Marche pour la SLA à Québec. Il fait entre autres appel à ses patients en leur envoyant des lettres, certaines  personnalisées, lesquelles lui prennent 20 heures à écrire, dû à la faiblesse de ses mains. « Durant toute ma carrière, j’ai aidé beaucoup de gens. Je me suis dévoué sans compter mon temps auprès de mes patients et ayant fait tellement d’heures de travail par semaine que maintenant c’est à votre tour de m’aider», peut-on y lire.

« Pas de fonds = pas de recherche.
Pas de recherche = pas de traitement
Pas de traitement = la MORT. »

Le Dr Canuel a insisté pour que les fonds recueillis par son équipe soient dédiés à la recherche. Pourquoi dédier les fonds à la recherche? Pour l’homme de Lévis, la réponse est évidente. « Pas de fonds = pas de traitement. Pas de traitement = pas de recherche  Pas de recherche = la MORT. Peut-être que pour des cas comme moi il sera trop tard, mais ça pourra peut être empêcher d’autres personnes d’avoir la SLA dans le futur ou du moins les aider à guérir. » C’est pourquoi, selon M. Canuel, il est plus important que jamais de briser la glace. « Quand on a la SLA, on est pris dans un bloc de glace, comme si on était dans un scaphandrier ou qu’on coulait notre corps dans du béton ou du sable mouvant. Pour briser la glace, il faut trouver un traitement pour nous libérer de cette terrible maladie là. Le premier remède passe par le financement de la recherche. »

Ce samedi 10 juin, venez encourager le Dr Jean-Pierre Canuel à la Marche pour la SLA à Québec, qui sera suivie d’une partie de baseball opposant les Capitales de Québec aux Champions d’Ottawa. Le Dr Canuel montera fièrement au monticule sur son quadriporteur afin de lancer la première balle du match.

Marcher pour la SLA est l’une des nombreuses façons dont vous pouvez briser la glace. Ce week-end, soutenez les familles touchées par la SLA ainsi que la recherche en participant aux marches de Québec, Outaouais/Ottawa et Charlevoix. #BrisonsLaGlace.

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