Diane Tkalec – Être proche aidante m’a appris ceci

À l’approche du temps des fêtes, nous sommes souvent portés à poser un regard sur l’année qui vient de passer. Quels ont été les moments marquants? De quoi sommes-nous reconnaissants? Que souhaitons-nous pour la prochaine année? Nous avons invité des membres de la communauté SLA à nous partager leurs réflexions.

Je vous mentirais si je vous disais que ma fille et moi nous sommes entièrement remises du départ de mon mari, qui a été emporté par la SLA en 2007, alors qu’il avait 49 ans.

Accompagner un homme aussi charismatique et dévoué, dont la passion en tant que médecin spécialiste en fertilité était d’aider des couples à donner la vie, et voir la maladie reprendre progressivement la sienne ont été parmi les choses les plus difficiles que nous ayons vécues.

Après son décès, je me suis retrouvée veuve et mère monoparentale, ma fille n’étant alors âgée que de six ans. Nous avons été toutes les deux frappées par un chagrin insurmontable.

Heureusement, nous étions bien entourées. Avec du soutien et un peu de temps, nous avons pu passer à travers ce défi bouleversant avec résilience et une grande motivation. Nous nous sommes impliquées pour la cause afin d’aider d’autres familles qui vivaient une réalité similaire à la nôtre.

 

 

 

 

Aujourd’hui, je peux vous affirmer que j’ai trouvé un sens à cette épreuve à travers mon implication diversifiée auprès de SLA Québec depuis les dix dernières années. Grâce à vos dons, je suis reconnaissante du progrès des services offerts aux aidants, entre autres grâce au nouvel espace d’apprentissage virtuel Prendre Soin, qui contient une panoplie de ressources d’information spécialisées offertes en ligne et sur demande.

En tant qu’ancienne proche aidante, accompagner mon mari et mon enfant pendant une période difficile, en plus de perdre un être cher atteint de la SLA, m’ont appris qu’il faut tout un village pour s’épanouir à travers l’expérience de la SLA; que dans les moments douloureux, il faut s’informer, accepter l’aide qui est disponible et se ressourcer pour mieux vivre sa réalité. Mon choix a été de transformer une situation d’adversité en opportunité, d’embrasser la sagesse du passé et de préparer un avenir où les aidants et familles touchées par la SLA sont entourés d’une communauté forte et unie.

Je sais à quel point un diagnostic de SLA peut faire perdre pied, mais en faisant un don à SLA Québec, vous aidez des proches aidants à garder l’équilibre, que ce soit grâce à l’oreille attentive d’un intervenant psychosocial, ou à l’accès à de l’information au moment qui leur convient le mieux.

Aujourd’hui, ma fille Morgan a 17 ans. Un grand avenir se dessine devant elle et je suis tellement fière de la jeune femme qu’elle devient. Quant à moi, j’ai le sourire aux lèvres lorsque je pense à tous ces précieux souvenirs au fil des années ainsi qu’aux progrès concrets réalisés en matière d’aide offerte aux familles touchées par la SLA. Ces sentiments et réflexions resteront à jamais gravés dans mon cœur.

Au nom de tous les proches aidants, je vous remercie pour votre générosité.

Diane Tkalec
Montréal, ancienne proche aidante et bénévole

En donnant à SLA Québec, vous offrez immédiatement aux proches aidants:
  • du soutien psychosocial et un service d’information et de référence;
  • une contribution financière pour besoins particuliers;
  • des programmes de répit pour leur permettre, tout comme aux personnes atteintes de la SLA, de reprendre leur souffle;
  • une aide financière afin qu’ils puissent offrir des activités parascolaires à leurs enfants âgés de moins de 18 ans;
  • des activités sociales et groupes de soutien pour qu’ils tissent des liens;
  • l’espoir que les chercheurs trouvent un remède.
En cette saison des fêtes, faites un don à SLA Québec et offrez deux fois plus d’espoir aux familles touchées par la SLA. Votre don sera doublé!
Tous les dons reçus avant le 31 décembre 2018 seront jumelés par la Fondation Tenaquip jusqu’à concurrence de 50 000$.

 

Anne Edimo