Les investissements en recherche sur la SLA ont toujours constitué une raison de garder espoir qu’un jour, des traitements efficaces soient découverts contre cette maladie dévastatrice. Grâce à nos généreux donateurs et à notre partenariat avec la Société canadienne de la SLA, nous – y compris vous! – avons financé la recherche à hauteur de 6 millions de dollars en 2016 par le biais du programme de recherche de la Société canadienne de la SLA.

Faits saillants

Les investissements en recherche de 2016 financeront 20 projets à travers le pays, ce qui permettra à 31 chercheurs de huit universités d’effectuer d’importantes recherches sur la SLA.

Parmi ces projets, mentionnons les suivants :

  • Grâce au financement conjoint de la Fondation Brain Canada (avec l’aide financière de Santé Canada), deux initiatives d’équipes pluriannuelles à grande échelle : l’une a recours à la technologie des cellules souches pour mieux comprendre la SLA et possiblement la traiter, alors que l’autre étudie d’une nouvelle façon le gène qui est le plus associé au développement de la SLA (voir l’encadré);
  • 1,5 million de dollars remis à des chercheurs en début de carrière par l’entremise de trois programmes de bourses qui ont pour but d’investir dans l’avenir de la recherche sur la SLA en appuyant la nouvelle génération de scientifiques et en permettant à celle-ci d’orienter ses travaux vers la SLA;
  • 700 000 $ remis à sept études à plus petite échelle, grâce au financement conjoint de la Fondation Brain Canada (avec l’aide financière de Santé Canada), afin de permettre aux chercheurs d’explorer des idées novatrices de recherche;
  • Les premiers lauréats de la bourse de gestion clinique de la Société canadienne de la SLA. Ce programme finance des projets de recherche qui visent à maximiser les fonctions, minimiser les handicaps et optimiser la qualité de vie par la gestion des symptômes et le soutien offert aux familles et aux personnes vivant avec la SLA. Grâce au financement, un groupe de chercheurs a exploré l’usage de cannabinoïdes, dont les effets thérapeutiques éprouvés comprennent les effets anti-inflammatoires, analgésiques et anxiolytiques, dans la gestion des symptômes de la SLA.

p21-dr-guy-rouleauUne équipe de recherche dirigée par le Dr Guy Rouleau, de l’Université McGill et de l’Institut neurologique de Montréal, a reçu 2,2 millions de dollars afin d’étudier les motoneurones et les astrocytes créés à partir de personnes atteintes de différentes formes de la SLA à l’aide de la technologie des cellules souches. Le Dr Rouleau et son équipe, qui comprend d’autres collaborateurs de l’Université McGill et de l’Institut neurologique de Montréal ainsi que de l’Université de Montréal et de l’Université Laval, étudiera la biologie de ces cellules souches pour déterminer si leurs caractéristiques en laboratoire peuvent représenter différentes formes de la maladie chez l’humain et de mettre au point un mécanisme potentiel de criblage de thérapies à partir de celles-ci. Les outils et les tests créés dans le cadre du projet seront précieux pour les chercheurs de la SLA canadiens et internationaux à titre de nouvelles ressources permettant de comprendre la maladie et de trouver de nouvelles façons de la traiter.

p21-janice-robertsonUne équipe de recherche dirigée par la Dre Janice Robertson, de l’Université de Toronto, a reçu 1,6 million de dollars pour mieux comprendre si l’anomalie génétique la plus commune dans les cas de SLA, qui se produit dans le gène C9ORF72, cause la maladie ou y contribue au moyen d’une perte de fonction biologique normale du gène. La majorité de la communauté de recherche tente de comprendre comment l’anomalie génétique du C9ORF72 pourrait ajouter une fonction toxique. Toutefois, au cours de cette étude d’une durée de cinq ans, l’équipe – qui comprend d’autres collaborateurs de l’Université de Toronto en plus du Sunnybrook Health Sciences Centre, de l’Université McGill, de l’Institut neurologique de Montréal et de l’Université de la Colombie-Britannique – analysera en détail les dommages potentiels aux motoneurones dépourvus de C9ORF72 et examinera si des mécanismes de perte et de gain de fonction agissent ensemble pour causer la SLA. Ces connaissances pourraient changer fondamentalement la mise au point de thérapies contre les formes communes de la SLA et la démence frontotemporale (DFT), qui se produit souvent dans les cas de SLA.

Le programme de recherche de la Société canadienne de la SLA en chiffres

6

millions de dollars investis dans la recherche sur la SLA à travers le Canada en 2016

20

projets financés auxquels participent 31 chercheurs répartis dans 8 universités de 7 provinces

7

études cofinancées avec l’aide de la Fondation Brain Canada( avec l’aide financière de Santé Canada)

3

programmes de bourses qui appuient la nouvelle génération de chercheurs

La collaboration au coeur de la recherche sur la SLA

Dans le domaine de la recherche, la collaboration est la clé. C’est grâce à l’interaction que plusieurs projets de recherche sur la SLA aboutissent à des découvertes importantes. C’est la raison pour laquelle la Société de la SLA du Québec est fière d’appuyer des initiatives québécoises qui visent à créer des plateformes d’échange entre les chercheurs  d’aujourd’hui et de demain, partout à travers le monde.

Le 27 septembre 2016 avait lieu la toute première rencontre du Réseau de Recherche sur la SLA, implanté par Dre Christine Vande Velde et Dre Angela Genge. Plusieurs chercheurs, cliniciens et étudiants se sont rassemblés dans un cadre informel afin de partager leurs projets et idées en lien avec la recherche sur la SLA.

« Dans les dernières années, les chercheurs spécialisés en SLA ont de plus en plus collaboré. D’ailleurs, nous avons fait plusieurs découvertes significatives. Je pense que je serai encore en vie lorsque nous découvrirons un traitement pour la SLA. Nous allons enfin le trouver. Ce traitement pourrait ne pas convenir à toutes les personnes qui en sont atteintes, mais ce serait un début. »

Dre Christine Vande Velde
Dre Christine Vande Velde Professeure associée au département des Neurosciences à l’Université de Montréal et au centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM)

En 2005, le Dr Jean-Pierre Julien aidait à l’organisation du tout premier Symposium Annuel sur la SLA de la Fondation André-Delambre en espérant qu’une collaboration internationale entre chercheurs émerge de cet événement. Douze ans plus tard, il croit avoir atteint son objectif.

« Depuis 2005, près de 300 conférenciers en provenance de 14 pays ont participé à ces rencontres. Une des particularités de ce symposium est que le climat amical de l’évènement suscite la divulgation de résultats non publiés entre les participants. La SLA est complexe et la collaboration entre  experts dans différents domaines est nécessaire pour essayer de comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans la maladie. »

Dr Jean-Pierre Julien
Dr Jean-Pierre Julien Professeur à la Faculté de médecine de l‘Université Laval et Directeur en neurosciences à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec

Le Dr Nicolas Dupré étudie les gênes liés à la SLA et aux autres maladies neurodégénératives. Analyser les corrélations entre ces gênes mutants fera grandement avancer la recherche d’un traitement qui pourrait ralentir voire, arrêter la maladie.

« Je suis vraiment enthousiaste quand je pense aux avancées liées à la recherche génomique. En utilisant un simple échantillon de peau provenant d’une personne atteinte de SLA, nous sommes capables de reproduire des neurones moteurs avec le même bagage génétique. Cela nous aide à mieux comprendre la dégénération du neurone et éventuellement d’ouvrir de nouvelles pistes de traitements et de thérapies, en plus de nouvelles méthodes pour diagnostiquer la SLA. »

Dr Nicolas Dupré
Dr Nicolas DupréProfesseur associé à la Faculté de Médecine à l’Université Laval et Directeur de la Clinique SLA au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL)

Dre Angela Genge se penche  sur divers essais cliniques visant à tester des médicaments pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de SLA.

« 2017 promet d’être une grande année avec tous les essais cliniques qui s’apprêtent à commencer. Plusieurs médicaments en processus d’analyse démontrent beaucoup de potentiel. Ils seront bientôt soumis à  Santé Canada pour approbation. Aussi, le Neuro deviendra en 2017 le premier institut scientifique ouvert à tous dans le monde. Les données de recherche circuleront librement entre les équipes de chercheurs pour accélérer les découvertes dans le monde des maladies neurologiques, dont la SLA. »

Dre Angela Genge
Dre Angela GengeDirectrice de l’unité de recherche clinique et du Programme de Recherche sur la SLA à l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal (Le Neuro)

C’est en étudiant les poissons zèbres que le Dr Pierre Drapeau a découvert que le médicament Pimozide ralentissait la SLA chez l’animal. Certains d’entre eux possèdent un gêne mutant, le TDP-43, qui reproduit une condition qui s’apparente à la SLA chez les humains.

« Nous sommes en voie de publier les résultats concluants de ce projet et, au début de 2017, la phase 2 de cet essai clinique commencera. Au niveau mondial, plusieurs essais cliniques sont en cours afin de tester l’efficacité et la sécurité de plusieurs traitements pour la SLA. D’ici 1 ou 2 ans, plusieurs nouveaux médicaments  devraient être disponibles. Ceux-ci amélioreront la qualité de vie de ceux qui vivent avec la SLA. »

Dr  Pierre Drapeau
Dr Pierre Drapeau Professeur au Département de Neurosciences à l’Université de Montréal et au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM)

« Quand on a la SLA, on espère, chaque seconde, que des chercheurs trouvent un moyen de rallonger notre vie et ultimement de nous sauver. »
-Michel Tremblay, atteint de SLA, Montérégie

Faire des progrès

Depuis que le phénomène du « Ice Bucket Challenge » (défi du seau d’eau glacée) a enflammé les médias sociaux en 2014, près de 20 millions de dollars ont été investis dans la recherche canadienne sur la SLA au moment où celle-ci a le potentiel de donner les meilleurs résultats. La recherche sur la SLA progresse à grands pas. À présent, les chercheurs de la SLA croient que la mise au point de traitements efficaces est une question de « quand », et non de « si », et que les découvertes ne sont limitées que par le financement disponible pour la recherche.

À titre d’exemple de percée récente dans le domaine de la recherche sur la SLA, des chercheurs ont annoncé, en juillet 2016, avoir découvert que le gène NEK1 joue un rôle considérable dans le développement de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Cette découverte historique est le fruit d’une collaboration entre des chercheurs provenant de 11 pays qui a été financée à l’aide du « Ice Bucket Challenge ». L’équipe de chercheurs regroupait trois Canadiens, dont un ayant pu participer à ces travaux à l’aide des fonds fournis directement par le programme de recherche de la Société canadienne de la SLA. Cette découverte engendrera d’autres études axées sur le gène NEK1.

Investir avec intégrité

Le programme de recherche de la Société canadienne de la SLA investit dans la meilleure science dans le cadre de son indéfectible engagement visant à faire de la SLA une maladie traitable, et non incurable. Les projets financés sont choisis par un panel d’évaluation par les pairs, ce qui représente la norme d’excellence internationale en matière de financement de la recherche. Cette évaluation objective permet de choisir la meilleure science qui fera le plus progresser la recherche sur la SLA.

Merci

Merci de votre soutien continu du programme de recherche de la Société canadienne de la SLA. Grâce à votre générosité, nous pouvons continuer d’investir massivement en recherche pour faire de la SLA une maladie traitable, et non incurable.

Merci à tous les chercheurs canadiens de nourrir l’espoir d’un avenir sans SLA!

Pour en savoir plus, consultez als.ca