80 ans depuis le célèbre discours d’adieu de Lou Gehrig

Le 4 juillet 2019 marque le 80e anniversaire du discours d’adieu du fameux joueur des Yankees de New York, Lou Gehrig. Alors que la recherche progresse et que nous continuons à soutenir les familles québécoises touchées par la SLA, les mots que Gehrig a prononcés en 1939 continuent à nous inspirer chaque jour.

Le diagnostic de Lou Gehrig a été rendu public le 19 juin 1939, deux jours avant l’annonce de sa retraite. Personne n’est resté indifférent à cette nouvelle. Le 4 juillet 1939, devant 61 808 personnes, dont plusieurs dignitaires et célébrités sportives, c’est avec la gorge nouée d’émotion que Gehrig prononce le discours suivant :

Partisans, au cours des deux dernières semaines, vous avez eu connaissance de la mauvaise nouvelle que j’ai eue. Pourtant aujourd’hui, je me considère l’homme le plus chanceux de la terre. J’ai passé les dix-sept dernières années dans des stades de baseball, et je n’ai reçu que de la gentillesse et des encouragements de votre part.

Portez un regard vers ces grands hommes. Lequel ne considérerait pas le simple fait d’être associé à eux, ne serait-ce qu’une seule journée, comme le fait saillant de sa carrière? Bien sûr, je suis chanceux. Qui ne serait pas honoré d’avoir connu Jacob Ruppert? Et le bâtisseur du plus grand empire du baseball, Ed Barrow? D’avoir passé six ans avec ce merveilleux petit bonhomme, Miller Huggins? Et d’avoir vécu les neuf saisons suivantes en compagnie de ce leader exceptionnel, ce brillant étudiant de psychologie, le meilleur gérant du baseball aujourd’hui, Joe McCarthy. Bien sûr, je suis chanceux.

Lorsque les Giants de New York, une équipe contre laquelle vous donneriez votre bras droit afin de la vaincre et vice-versa, vous offrent un cadeau, c’est spécial. Lorsque tous – jusqu’aux préposés au terrain – se souviennent de vous, c’est spécial. Lorsque vous avez une merveilleuse belle-mère qui prend votre parti lors de vos querelles avec sa propre fille, c’est spécial. Lorsque vous avez un père et une mère qui ont travaillé toute leur vie afin que vous puissiez recevoir une éducation et une bonne santé, c’est une bénédiction. Lorsque vous avez une femme qui a été une force de la nature et qui a démontré plus de courage que ce dont vous aviez imaginé, c’est le summum de ce que je connais.

J’ai peut-être eu une grande malchance, mais j’ai un nombre incroyable de raisons d’apprécier la vie.

Roxanne Goulet